Pourquoi Donald Trump deviendra POTUS aux élections américaines !

Cet évènement est étonnant mais largement prévisible. Il ne faut pas sous-estimer la puissance de l’humiliation dont on voit aussi les effets bien ailleurs. L’électeur américain, auquel il reste encore le droit de vote entend le manifester.

Après le Brexit, il est aisé de constater que les analystes et média mainstream hésitent toujours à envisager une issue qui leur apparaît comme défavorable, donc improbable voire impossible au fur et à mesure que l’échéance approche.  Donald a su capter ce ressentiment de déclassement et faire réver sur un slogan rétro « make America great again », il joue sur les émotions face à une concurrente trop lisse, connue de longue date, héritière de Bill mais sans grand charisme ni enthousiasme et mal aimée. La baisse immédiate sur les marchés asiatiques encore ouverts traduit l’absence d’anticipation pour une évolution redoutée, le retour du politique face à la mainmise des milieux économiques.

L’outrance dans les propos, voire dans les attitudes a constitué l’atout majeur de cette campagne qui a piraté à la hussarde l’investiture républicaine, mettant en valeur une individualité  qui par son franc parler n’en apparaît que plus vrai, donc finalement plus crédible. Donald dispose donc du momentum  depuis le début de sa campagne alors qu’Hillary Clinton, partie gagnante, experte du fund raising, a eu du mal à convaincre dans les primaires et avait été battue 8 ans avant face à Barack Obama.

Inversion des valeurs, Donald J. n’est pas un self made man, ni un brillant gestionnaire, apte à mieux gérer l’Etat comme président, mais un héritier, milliardaire, son statut de républicain va de soi, mais son discours est populiste. Sa fortune supposée constitue un gage d’indépendance des milieux d’affaires, son outrance permet d’exploiter le buzz afin de mener une campagne à l’économie en exploitant la caisse de résonnance des média. Ses propos décalés voire déplacés laissent entrevoir la possibilité de l’action en opposition à un discours trop lisse ou convenu et à l’impuissance du politique souvent éprouvé une fois parvenu au pouvoir. Personnalité de la téléréalité, forcément narcissique, auto-centré sur ses intérêts, il permet l’identification, et donc l’espoir de la prise en compte de ses propres intérêts.  Mais c’est aussi en cohérence un programme de rupture notamment quand à la mondialisation dont les effets  ne sont pas toujours perçus comme des bienfaits partagés.

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