Les masques tombent, Les Français aussi !

Ca merde parce que c’est géré !

Cet aphorisme d’un niveau de langue discutable et déplacé traduit l’agacement répété depuis une vingtaine d’année à la découverte de dysfonctionnements et synthétise la théorie générale explicative sous-jacente.
En l’occurence il est intéressant de se rappeler nos propos pas si vieux du 8 mars,

« Le décret sur la monopolisation des stocks de masques par l’Etat ne peut se comprendre que si les stocks sont insuffisants. »

Qui n’était qu’une réflexion de bon sens, mais indépendante et critique, sur la base des éléments connus à l’époque.

Dans un article récent

« Comment on est passé d’un stock d’Etat de 723 millions de masques FFP2 à la pénurie »

La chaîne LCI dévoile la triste réalité (apocalypse).
L’Etat a organisé sciemment depuis 2011 la pénurie de masque FFP2 au niveau national, en prenant différentes mesures d’organisation et de transfert de responsabilités aboutissant à ce résultat.
Alors que la France disposait à l’époque d’une dizaine de masques FFP2 par français et d’une douzaine de masques chirurgicaux, les stocks d’état actuels représentent 150 millions de masques (un chiffre de 416 millions était apparu précédemment ?) uniquement chirurgicaux.
Cette situation certainement connue du ministre de la santé explique mieux les éléments de langage de la propagande gouvernementale.
Ne pas utiliser de masque en public à l’extérieur pour protéger la population générale (comme le font de nombreux pays d’Asie).
Réserver les masques pour les soignants.

Il ne s’agit pas de consignes scientifiquement justifiées ou simplement fondées sur un principe de précaution et économiquement acceptable, mais d’un principe de rationnement discriminatoire en période de pénurie organisée.

Le décret de monopolisation des masques ne fait que révèler l’arrogance et l’impuissance de l’Etat à faire face à la situation qu’il a lui même créé par ses décisions.
La réflexion gestionnaire de l’état est un simple tour de passe-passe de gestionnaire obnibulé par le souci diminuer la dette, les dépenses de l’Etat, pour satisfaire la prétendue exigence des prêteurs et éviter que le taux d’intérêt augmente alors qu’il est encore négatif !
Assurer le transfert de la charge de l’approvisionnement, du stockage et du renouvellement des masques FFP2 (à date de péremption) d’un mode centralisé étatique, potentiellement plus efficace, controlable et moins coûteux, vers un mode à la charge des intervenants hopitaux médecins, qui semblent-il n’ont pas compris la nouvelle responsabilité qui leur incombait.
Ce transfert est de plus assez risible et gribouille puisqu’in fine le coût de ses prestataires est supporté par les assurances sociales soit en cas de déficit (ou de macronisme confusionnant) l’Etat.
Notre étonnement un peu feint que chaque médecin libéral n’ait pas appprovisionné son stock de masque FFP2 pour asssurer sa pratique, n’était en réalité que juste exigence, compte tenu des dispositions prises, mais il est vrai peu publicisées.
Y compris récemment. Pourquoi courant janvier le gouvernement n’a-t-il pas rappelé les hopitaux et les professionnels de santé indépendants à faire un stock des masques nécessaires à leur besoins conformément à leurs nouvelles responsabilités ?
Peut être savait-il déjà que le marché -sur lequel la nouvelle organisation repose- était très tendu (faute de pouvoir réapprovisionner lui-même) et a-t-il souhaité cacher la triste réalité ?
en laissant faire même quelques exportations.
Combien de morts auront sur leur conscience (s’ils en ont une) les « managers » rivés sur leur tableaux excel et leurs indicateurs, les responsables politiques qui ont laissé faire par incompétence, méconnaissance du rôle de l’Etat.
Pourquoi avoir redit depuis 2 mois que la situation était sous contrôle (elle l’est !) que les stocks de masques existaient, que les masques allaient arriver (en jouant sur l’ambiguité entre FFP2 et chirurgicaux, en donnant récemment des dates précises y compris au plus haut niveau de l’Etat ?
Tout celà n’est pas un fléau naturel, inattendu, mondial, c’est simplement l’application nationale d’une réforme de nos modes de gouvernance par souci de modernisation.
La nouvelle équipe aux commandes depuis bientôt 3 ans n’en avait (l’a-t-elle ?) pas encore pris conscience.
Une mesure que nos députés devraient faire adopter d’urgence pour que telle mésaventure ne se renouvelle pas et sanctionner la défaillance de l’Etat est de permettre une déduction fiscale totale (ou quasi totale 90%) pour l’achat et le renouvellement de masques chirurgicaux ou FFP2 par tous les praticiens du secteur santé en quantité conforme à leurs besoins de stock stratégique à titre d’EPI, ainsi qu’à tout les particuliers dans une limite raisonnable (20 par personne).
Les praticiens commençaient à se douter qu’ils allaient aller au combat à la baïonnette, mais ils pensaient la trouver dans leur paquetage et pas avoir à fixer au bout du canon leur meilleur couteau de cuisine avec du ruban adhésif !

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