Quand Macron va-t-il battre en retraite sur ce projet qui n’est toujours pas à point !

Des négociations démarrent après un mois de grèves et plus de 2 ans de concertation. Visiblement le projet très ambitieux de réforme des retraites en un système universel à points est loin d’être avancé au point de convaincre de ses avantages.

C’est l’issue d’un simple slogan marketing élaboré sur un coin de table pour une campagne électorale, en mélangeant sous un concept flou se voulant attrayant les aspirations les plus diverses du corps social.
Faire jouer les motivations les plus basses de jalousies sociales entre privé et public.
Supprimer les régimes spéciaux en douce par un effet collatéral habile d’une réforme dite universelle.

Le projet figure dans le programme du candidat sous l’aspect de la réponse simple et transgressive d’une remise à plat de l’ensemble des systèmes de retraite en France par une équipe de pseudo technocrates qui n’en perçoivent que la complexité et ne peuvent l’assumer.

Que le projet soit très flou, peu étudié au delà d’éléments de langage répétés à satiété : « Un euro cotisé donnera les mêmes prestations pour tout le monde », passe encore à l’époque de la proclamation du programme révolutionnaire de Macron.
Personne à l’époque n’a relevé le caractère d’ébauche ou d’esquisse de la proposition.  Après tout pour un ex-ministre des finances avait-il (pouvait-on supposer) des équipes qui avaient réfléchi à la définition pratique de cette grande idée.

L’idée politiquement géniale était de présenter cette Tabula Rasa de tous les acquis sociaux en la proposant comme un avatar de la demande exprimée par quelques théoriciens de gauche d’une généralisation de la retraite à point par répartition.

Cette idée vient de Macron et ne corresponds aucunement à une aspiration exprimée des Français.

Dans le projet électoral, seul les intentions généreuses et invérifiables ont été proclammées et ce thème n’a pas attiré l’attention du débat électoral.

Pour l’électorat de droite le message subliminaire était la suppression des régimes spéciaux, les économies potentielles pour l’Etat, mais maintenu bien caché le côté totalitaire et pas du tout libéral du projet !

Pour l’électorat de gauche l’aspect de justice sociale, le lit de Procuste, était mis en avant ainsi que la simplicité apparente, ttout en proclamant l’absence de mesure d’équilibrage économique à l’occasion de la réforme.

La méthode est totalement aventuriste et l’oeuvre d’une équipe inexpérimenté ou perverse.

Au lieu de réfléchir à un système cible plus juste vers lequel faire converger les multiples systèmes actuels résultat d’une expérience de plusieurs décennies, et envisager par une concertation progressive avec les acteurs sociaux concernés les étapes à franchir localement par chacun pour progresser en ce sens, par exemple par une convention citoyenne scomme sur le climat, en se consacrant aux disparités les plus flagrantes, en palliant progressivement les difficultés des multi-pensionnés, vaste programme à mener à long terme, tout l’accent a été mis sur une réforme conçue comme ponctuelle et définitive, objet et but d’une victoire politique à revendiquer !
La réalité commence quand on se cogne à la réalité des choses.

Des régimes spéciaux point des régimes spécifiques oui !

L’Etat est un état policier car il continuera à traiter les policiers avec les mêmes règles, présentées précédemment comme avantageuses et illégitimes.
De même pour le gendarmes et les militaires ..
Les pilotes et navigants des compagnies aériennes

La clause du grand-père est évoquée, à tout le moins le big bang instantané n’est pas possible au grand désarroi de promoteurs de la réforme qui à grand coup de tableaux excel espéraient peut être désendetter l’Etat en lui proposant de ne pas respecter ses engagements.
En fait ce n’est pas possible, l’Etat aurait beaucoup plus à perdre à ne pas respecter ses engagements. La perte de confiance serait totale.
C’est à se demander si les promoteurs de telle réforme ont un quelconque sens de l’Etat.

Passer d’un système (un peu) compliqué à un systême simple, est un problème et un résultatr beaucoup plus complexe !

Au lieu de règles simples, connnues de tous, de longue date, tout va dépendre de la date de naissance et de l’historique complet avec pour le plus grand nombre la combinaison des deux systèmes.

Les conditions de retraites continueront d’être différentes suivant les métiers. Elles seront de plus différentes selon les générations !

De plus les revenus élevés (de 10 000 à 30 000 € par mois) qui a tout lieu de concerner principalement l’élite économique et décisionnaire de la société française se voit exclue du système et donc désolidarisée de ses bénéfices et donc de son maintien et de son succès !

Vaut-il mieux arrêter le délire maintenant ou attendre 2022 pour remettre à plat une réforme qui n’aura pas eu encore véritablement d’effet ?

 

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