La pratique des affaires est souvent rugueuse et directe. Il est de coutume de tuer ses adversaires, mais celà reste généralement symbolique ou économique. La pratique des hommes d’Etat, des hommes politiques à la tête d’Etats est sensiblement différente. Les Etats au pouvoir autocratique sont vilipendés quand on mets en évidence l’assassinat ciblé d’agents retournés, mais bénéficient des attentions les plus chaleureuses, même après un geste identique réussi aux neurotoxiques pour ce qui est considéré comme une affaire familiale. Les démocraties ne sont pas en reste et pratiquent l’assassinat ciblé comme pour Ben Laden, voire Khaddafi, que ces régimes aient conservé la peine de mort ou l’aient ôté des pouvoirs de leur système judiciaire. L’éxécutif, hors de tout contrôle, garde le pouvoir de vie ou de mort, signe de sa prééminance, comme l’a dévoilé dans un livre un récent président de la République française par la pratique répêtée d’assassinat ciblés, . De même les forces de police et de répression jouissent de fait d’une impunité quasi totale en matière d’homicide.
L’éradication de Daech est considérée comme acquise, la coalition hétéroclite victorieuse vole en éclat, les Kurdes qui pouvaient passer (et se croire) pour les amis des Etats-Unis sont lachés, les Iraniens qui ont lutté au sol pour la reconquète contre Daech, ne sont plus des partenaires, leur rôle au Yemen ou sur les installations pétrolière saoudiennes ternit leur image pour les dirigeants d’Arabie Saoudite, pratiquants revendiqués de la peine de mort publique, mais aussi exceptionels pratiquants de l’assassinat ciblé dans leurs consulats, maladroitement dissimulé, et leurs alliés d’outre atlantique.
La justification de la présence Etats-unienne en Irak, la lutte contre Daech, arrive mal à dissimuler son usage dans un attentat ciblé prémédité qui n’est pas un acte de guerre, ni un effet collatéral. L’attaque précédente en Iraq qui a fait de nombreux morts et suscité des protestations, annoncée comme vengeance pour la mort d’un citoyen Etats-unien, n’était elle pas une précédente tentative ratée ?
Pourquoi éliminer un général, certes compétent, mais qui semblait avoir conquis une certaine aura, si ce n’est pour éviter d’avoir à négocier avec lui, mais peut-être surtout pour empêcher que puisse se constituer autour de lui un rassemblement national et un régime fort comme en Egypte, dans la perspective espérée et favorisée d’un effondrement du régime religieux en Iran ?
Le peuple Etats-unien a peu de chose à voir avec celà, si ce n’est son addiction au pétrole, dont il est redevenu auto-suffisant, et son imprégnation par la communauté sioniste et ses avatars bibliques.
La responsabilité de Mr Trump est totale, il semble ne pas vouloir la guerre, il peut l’avoir.
La réponse peut aussi être ciblée, ce qui pourrait réjouir une partie du peuple états-unien.
La vengeance est un plat qui se mange froid, les perses de civilisation ancienne, ne sont pas des gens pressés.
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L'IFRI organise un évènement sur l'Iran le 16 avril 2026 https://www.ifri.org/fr/liran-et-au-dela
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Ce thème ou un thème voisin semble évoqué dans l'ouvrage de Christian Brégeon L'impensable réchauffement 2023 "Nous allons créer la…
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